Chères amies lectrices, Chers amis lecteurs,
Cette bibliothèque numérique a été créé par un groupe d'amoureuses et d'amoureux de la lecture pour des amoureuses et des amoureux de la lecture. Ce groupe se retrouve environ une fois par trimestre afin d'échanger sur les lectures de chacune et chacun dans des domaines aussi divers que variés. Tous les livres présentés lors des rencontres sont répertoriés par catégorie sur ce site. D'autres sont rajoutés au fur et à mesure en fonction des coups de coeur.
N'hésitez pas à venir consulter les livres proposés et le résumé qui les accompagne.
Vous pourrez également trouver certains de ces ouvrages en prêt numérique gratuit sur Open Library ou à la Médiathèque numérique de la Dordogne (avec version audio des ouvrages). Les oeuvres disponibles sur Open Library ont été référencées pour chaque titre, celles de la Médiathèque le seront prochainement.
Vous avez les liens vers ces deux sites sur la page contact et infos. Contact § infos
Venez nous rejoindre dans le groupe si vous habitez dans les environs de Montpon-Ménestérol ou dans la forêt de la Double en Dordogne. Le groupe des rencontres lectures est issu du village d' Eygurande et Gardedeuilh (24700).
Vous trouverez nos coordonnées sur la page contact.
LE GROUPE DE RENCONTRES LECTURES "Les Sentiers de Papier"
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Ci-dessous les livres présentés le 4 avril.
La prochaine rencontre devrait se dérouler en juillet ou en août, la date exacte sera précisée plus tard.
En attendant: Bonne Lecture.
Un jour et une nuit de voyage en voiture mènent un homme du sud du Portugal jusqu’à Lisbonne, où il travaille dans un service psychiatrique. Durant ce trajet, les souvenirs se mêlent aux visions et déforment sa perception du monde. La mémoire empiète sur le réel, le passé et le présent sont incertains, les images se superposent, et l’univers du narrateur paraît basculer dans la folie des malades qui l’entourent. Entre les dérives de son imagination et les délires de ses patients, entre les cauchemars atroces de la guerre d’Angola et l’univers concentrationnaire de l’hôpital, le narrateur de Connaissance de l’enfer brosse un tableau cruel de l’institution psychiatrique, et dresse un féroce réquisitoire contre les guerres coloniales qui ont traumatisé toute une génération de portugais.
Cette anthologie établie par l'auteur, publiée en 1944, puis en 1966 sous une forme revue et augmentée, contient un choix de textes extraits de Qui je fus, Ecuador, Mes propriétés, Un certain Plume, La nuit remue, Voyage en grande Garabagne, Lointain intérieur, Peintures, Au pays de la magie, Épreuves, exorcismes, La vie dans les plis, Passages, Lecture, Face aux verrous, Misérable miracle, Paix dans les brisements.
Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l’aider à tenir ces promesses insolites.
A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et la poésie.
Année 1984 en Océanie. 1984 ? C'est en tout cas ce qu'il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d'être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime. Pourtant Winston refuse de perdre espoir. Avec l'insoumise Julia, ils vont tenter d'intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille...
Souriez, vous êtes filmés. Londres, 1984. Voici Winston Smith, employé au Ministère de la Vérité, chargé de réécrire l'histoire afin qu'elle s'accorde avec la version officielle. Voici les télécrans qui diffusent en permanence les messages de propagande et espionnent sans relâche chaque individu. Voici Julia, rencontrée lors des Deux Minutes de la Haine quotidiennes et obligatoires où l'on conspue le Traître Emmanuel Goldstein, qui aura maille à partir, comme Winston, avec la Police de la Pensée. Voici la novlangue qui dépouille le langage de ses inflexions subversives, qui le réduit à un rôle informatif. Et surtout, voici Big Brother, aujourd'hui passé au stade de figure mythique, symbole de la surveillance et de l'oppression totalitaire. 1984, une machine monstrueuse si habilement huilée, qui broie l'homme et les pensées, et que plus rien ne semble pouvoir enrayer. Nous n'en avons pas rêvé, Orwell l'a fait. Espérons qu'il sera le seul.
"Big Brother is watching you." Inspiré par le Londres de la Seconde Guerre, le communisme et tous les totalitarismes, 1984 est la plus époustouflante des antiutopies. Le livre, qui a rendu fameux le Novlangue (langage réduisant la capacité de pensée) ou la correction des archives historiques, évoque tant de dérapages contemporains qu'il doit être lu. pour ne pas être un jour subi.
Une monstrueuse jeune fille, Hazel, atrocement défigurée par un bombardement ; un vieillard, le Capitaine O. Loncours, à quai depuis longtemps ; une maison biscornue d'où tous les objets réfléchissants, des miroirs jusqu'aux petites cuillères, ont disparu : décidément, l'île de Mortes-Frontières la bien-nommée abrite de bien étranges secrets, jalousement gardés par les sbires du capitaine, qui fouillent sans pitié tous ceux qui s'y aventurent... Françoise, la jeune infirmière appelée au chevet d'Hazel, en fait l'expérience, mais le plus mystérieux l'attend à l'intérieur : il lui faudra soigner Hazel, mais sans jamais poser la moindre question, sous peine de mort. Drôles de conversations, alors, que celles des deux jeunes femmes... Comme à chaque fois depuis "Hygiène de l'assassin," Amélie Nothomb prend un malin plaisir à jouer de notre curiosité malsaine pour les histoires un peu sordides, sans hésiter à nous brutaliser de sa plume acérée. "J'adore votre façon de raconter de jolies histoires pour ensuite en poignarder la poésie" : ces quelques mots de Françoise pour Hazel désignent certainement Amélie ! Karla Manuele
" C'était un alignement de cinq cadavres dans un ordre parfait. À égale distance les uns des autres, les orteils dressés vers le ciel, les paletots reboutonnés, même s'il était patent qu'ils eussent subi quelque désordre, les mains ouvertes dans le prolongement des bras collés au corps, les yeux fermés et tous comme au garde-à-vous. On avait dû profiter de ce qu'ils étaient encore chauds pour procéder à cette mise en scène. " Crime politique, affrontement entre bandits de grand chemin ou implacable vengeance ? Félicien Brédannes, l'herboriste de Forcalquier qui fait cette macabre découverte, va malgré lui et peut-être par amour pour la comtesse Gaussan, conduire l'enquête. Sa subtile connaissance des senteurs de la montagne de Lure et du parfum des femmes de Forcalquier ne sera pas la moindre de ses armes.
"Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec sa fatigue et son poids, comme une poussière. Étaient-ce les années vécues sans la voir qui me faisaient la croire plus jeune qu'elle n'était en vérité ? "
A la mort de sa mère, le narrateur revient sur les lieux de son enfance, dans une petite ville du Nord inondée par la crue d'une rivière. Durant les trois jours qu'il passera là surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu'il est mort dans une guerre lointaine.
Roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l'amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve.
Au xviie siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine –, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses vœux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu’il ait jamais aimée.
Un roman d’envoûtement et de vérité, récit d’une passion – celle d’un Tristan et Iseult chinois, avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts – qui n’est pas seulement affaire de cœur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l’être, ouvrant sur le mystère de l’univers et le transfigurant.
Né à même le sol d'un mobil-home au fin fond des Appalaches d'une jeune toxicomane et d'un père trop tôt disparu, Demon Copperhead est le digne héritier d'un célèbre personnage de Charles Dickens. De services sociaux défaillants en familles d'accueil véreuses, de tribunaux pour mineurs au cercle infernal de l'addiction, le garçon va être confronté aux pires épreuves et au mépris de la société à l'égard des plus démunis. Pourtant, à chacune des étapes de sa tragique épopée, c'est son instinct de survie qui triomphe. Demon saura-t-il devenir le héros de sa propre existence ?
Comment ne pas être attendri, secoué, bouleversé par la gouaille, lucide et désespérée, de ce David Copperfield des temps modernes ? S'il raconte sans fard une Amérique ravagée par les inégalités, l'ignorance, et les opioïdes - dont les premières victimes sont les enfants -, le roman de Barbara Kingsolver lui redonne toute son humanité. L'auteur de L'Arbre aux haricots et des Yeux dans les arbres signe là un de ses romans les plus forts, couronné par le prestigieux prix Pulitzer et le Women's prize for fiction.
Ce récit autobiographique relate les premières années de la vie du jeune Alexis Pechkov, alias Maxime Gorki (1868-1936), qui n'était pas encore devenu le héraut du réalisme socialiste.
Déchiré par le malheur et la misère qui avivent les basses passions de l'individu, entre un grand-père rude, violent, souvent brutal et une grand-mère bonne, pieuse, mais assez faible pour supporter passivement son mari, l'enfant s'éveille à la vie, sans pouvoir toutefois se dégager de la mystérieuse tristesse qui l'accable.
Poignante évocation de la vie des classes misérables en Russie à la fin du XIXe siècle, Ma vie d'enfant rend compte du malheur qui écrase les paysans russes dans leur existence opprimée.
Les deux écrits qui composent ce volume témoignent de la découverte que Simone Weil fit de la civilisation d’oc et de son épopée, la Chanson de la Croisade contre les Albigeois, qu’elle compare à l’Iliade. Non plus Troie, mais Toulouse ; non plus les Grecs, mais les Croisés. La destruction de cette civilisation par la force brutale prend ici valeur de symbole. Publiés en 1943 dans les Cahiers du sud, au moment où Simone Weil s’apprête à rejoindre Londres, ces textes d’une extraordinaire vigueur résonnent comme un appel à la résistance.
Cette œuvre est à la fois roman, histoire et poésie. En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXᵉ siècle ont fait du dehors ». Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son œuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout. « ... Je me sentais responsable de la beauté du monde », dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps: les dangers mortels qui du dedans et du dehors menacent lescivilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la « discipline auguste », entre l'intelligence et la volonté.
"Marie Rouget est née à Auxerre le 16 février 1883. Marie Noël est morte à Auxerre le 23 décembre 1967. [...] Née de parents auxerrois, petite-fille d'un épicier de la place du Marché et d'un entrepreneur du quartier du Pont, gens aisés, propriétaires de maisons et de vignes, Marie Noël a passé toute sa vie - quatre-vingt-quatre ans - dans une ville de province de moyenne importance. Elle ne l'a guerre quittée qu'aux vacances et pour aller à la campagne. Aucun grand voyage. Séjours à Paris sans doute assez nombreux mais jamais très longs, si l'on excepte, en 1920, trois ou quatre mois dans une maison de santé. La vie de Marie Noël fut donc, en apparence, celle d'une jeune fille puis celle d'une veille demoiselle, à l'ombre de la cathédrale Sainte-Étienne et de l'église Saint-Pierre, sa paroisse, accomplissant ses "devoirs d'état" envers ses vieux parents, s'occupant des enfants du patronage, visitant les pauvres. De là, l'image d'un personnage pour "scène de la vie de province" au début de notre siècle. De là, l'image du poète catholique élevé dans un monde dont le centre est "Monsieur le curé" ou "Monsieur l'abbé". Or la réalité est bien différente... [...]"
Dans les forêts de l’Extrême-Orient russe, Vladimir Arseniev, officier explorateur avide de science et d’aventure, se prend d’amitié pour un chasseur sibérien : Dersou Ouzala, du peuple des Nanaïs, qui vouent au monde sauvage une dévotion ancestrale. De cette entente née d’expéditions au cœur de la taïga, Arseniev tire un récit aussi vrai que romanesque. Son témoignage peuplé d’ours, de tigres et de « gens de la forêt » portera le personnage de Dersou dans l’imaginaire de plusieurs générations de lecteurs du monde entier.
Cent ans après la parution russe de ce texte fondateur porté à l’écran par Akira Kurosawa, en voici la première traduction française intégrale après restauration des nombreuses coupures de la censure soviétique. Éloge de la préservation des espaces, Dersou Ouzala est un western sibérien au début du XXe siècle…